Biohazard.....épisode 19....!!!!!

Biohazard.....épisode 19....!!!!!
J'étais complètement perdue dans mes pensées, occupée à préparer tous les accessoires necessaires à mes analyses préliminaires. Je n'entendis donc pas les bruits suspects à l'étage, juste au dessus de moi. Soudain il y eut une énorme explosion et tout se passa ensuite comme dans un véritable cauchemard. Le plafond de mon laboratoire commença à s'effondrer lentement et Eliot, réveillé en sursaut, me regardait à présent avec des yeux d'animal pris au piège.

Ne réalisant pas vraiment ce qui arrivait là, je ne sû absolument pas comment réagir face à ses nouveaux évènements. Le gardien hystèrique qui entra en trombe dans la pièce me tira cependant de ma paralysie psychologique :

- Docteur Okabe, il faut évacuer les lieux ! Il s'est produit quelque chose d'effroyable....une bombe...le bâtiment va s'écrouler....

La panique me gagna ; sans réfléchir d'avantages, je lâchai tout ce que j'avais dans les mains et me précipitai vers la sortie. Il fallait à tous prix que je quitte cet endroit maudit car les mûrs s'effritaient autour de moi, les uns aprés les autres, et le toit menaçait de me tomber dessus à tout moment.

Dans les couloirs des gens terrorisés criaient et couraient dans tous les sens, en un abominable chaos. Certains tombaient, à moitié assomés par des mûrs et des plafonds éffondrés, et se relevaient péniblement pour continuer leur course effrénée vers la liberté. D'autres gisaient à terre, couverts de sang et de beton, mortellement blessés.

Tout à coup, Eliot me vint à l'esprit. Avec horreur, je dû constater que nous l'avions complètement oublié dans la confusion générale et la précipitation d'abandonner les lieux ; il était toujours menotté sur sa chaise d'examen. J'attrapai le gardien par le bras pour l'arrêter et m'écriai d'une voix déformée par l'angoisse :

- Attendez.....il faut retourner au laboratoire, pour délivrer monsieur Satoru ! Il est toujours attaché....

L'agent de sécurité me coupa aussitôt la parole :

- Vous plaisantez j'espère ! Nous n'allons pas rebrousser chemin et risquer notre vie pour sauver un assassin cannibale, condamné à mort de toute façon !

Scandalisée, je protestai :

- Mais il s'agit d'un être humain avant tout ! Nous n'allons pas le laisser mourir, sous les décombres....

Mon interlocuteur se dégagea de ma prise sur son bras d'un mouvement brusque et ricana :

- Pour moi il fait surtout office de bête sauvage !

Puis il me laissa plantée là, au beau milieu de la cohue hurlante et sanguinolante, pour s'enfuir sans demander son reste. Livrée à moi-même, je ne me sentais plus tout à fait aussi téméraire, mais le souvenir du baiser interdit si sensuel et érotique que j'avais échanger avec Eliot me revint en mémoire et mon coeur se serra, en même temps que le muscle le plus intime de mon anatomie se contracta. Une vague de courage m'envahit et je fis aussitôt demi-tour, pour retourner au laboratoire.

# Posté le lundi 16 octobre 2006 18:45

Biohazard.....épisode 20....!!!!!

Biohazard.....épisode 20....!!!!!
L'endroit qui m'avait servi de lieux de travail pendant une très courte période m'apparût méconnaissable derrière ce qui ressemblait à un écran géant de poussière. Tout n'était qu'amas de tôle, de plâtre et de matériaux de construction divers en piteux état. A l'idée de trouver Eliot ensevelit sous ces ruines, à l'agonie où même mort, une boule se forma dans ma gorge et mon coeur se mit à cogner follement dans ma poitrine. Il fallait que je me hâte de sauver cet homme, monstre sanguinaire où pas.

J'eus toutes les peines du monde à pénétrer dans ce qui restait de mon laboratoire ; la porte était presque entièrement condamnée et les murs et plafonds s'effondraient toujours par endroits. Mais comme un courage tout à fait hors du commun s'était emparé de moi, je passai outre tous ces obstacles et mon obstination insensée porta ses fruits ; bientôt je me retrouvais au centre de la pièce, au milieu des décombres.

Ma surprise s'avéra sans nom et ma joie sans précédent quand je vis que l'ensorcellant tueur était sain et sauf. Tel un prince vainqueur dans un champ de bataille, il trônait sur ce qui aurait dû être son fauteuil de mort. Aussi inconcevable que cela pouvait paraître, Eliot avait été épargné par l'apocalypse qui s'était abattu sur le centre pénitentiaire ; on aurait presque pu croire qu'un ange avait déployé ses ailes autour de lui pour le protéger de tout mal, tellement il rayonnait au milieu de toute cette macabre désolation.

Nos regards se rencontrèrent. Au premier abord, ses beaux yeux bleus semblaient froids et sans expressions, mais en y regardant de plus près je vis une lueur de joie étinceler dans ses pupilles. Très émue et plus désorientée que jamais, j'en restais soudain clouée sur place, totalement impuissante.

Sa voix glaciale dénuée de toute émotion brisa cependant l'aura angélique qui flottait autour de lui :

- Mademoiselle Okabe, détachez-moi !

Comme je restais désespèrement immobile, le meurtrier anthropophage haussa le ton :

- Dépêchez-vous....où nous allons mourir tous les deux ici !

Comme pour appuyer les dires de mon interlocuteur si déroutant, une nouvelle partie du plafond commença à s'effriter.

# Posté le mercredi 18 octobre 2006 18:26

Biohazard.....épisode 21....!!!!!

Biohazard.....épisode 21....!!!!!
Une grosse poutre s'écrasa sur le sol tout près du fauteuil d'Eliot ; le vacarme assourdissant qu'elle produisit me tira de mon hébétude. Le prisonnier sursauta et me foudroya du regard. Je me précipitai donc pour enfin lui porter secours. Sans réfléchir aux éventuelles conséquences de mes actes, j'appuyai sur le bouton qui actionnait le mécanisme de ses menottes en acier.

Se retrouvant avec les poignets libérés quoique complètement endoloris, il en profita aussitôt pour se débarasser de sa muselière pendant que je m'affairai à lui détacher les chevilles. L'horripilante grille métallique qui avait barré la délicate figure de l'assassin pendant si longtemps tomba à mes pieds. Soudain je pris vaguement conscience du fait que je venais peut-être de commettre une grave erreur en délivrant ainsi promptement un psychopathe amateur de chair humaine. Mais l'heure n'était plus aux grandes interrogations existentielles ; il nous fallait quitter ce tombeau de mort avant tout.

Comme je me relevai un peu trop brusquement, nos visages se frôlèrent. Je ne pû m'empêcher de trésaillir, de plaisir ou de peur je n'aurai sû le dire. Eliot était si terriblement séduisant, sa bouche si dangereusement désirable sans les horribles barreaux de fer qui la dissimulaient habituellement que j'en oubliai presque le chaos infernal qui regnait autour de nous.

N'ignorant bien sûr pas combien il me troublait, la tueur me fit un sourire plus sadique qu'amical et me sussura d'une voix aux accents pervers :

- Dommage que nous soyons en si fâcheuse posture vous et moi....

Un nouveau mûr s'écroula, mettant ainsi prématurement fin à la douteuse tentative de séduction du cannibale. Même le sol commença à s'affaiser maintenant. Terrorisée malgré le puissant érotisme lattant qui flottait dans l'air, je poussai un petit cri. Sans plus m'accorder ne serai-ce qu'un seul regard, Eliot s'élança soudain vers la sortie.

Outrée par son incroyable ingratitude par rapport au fait que je venais de risquer ma vie pour lui sauver la sienne, je voulus dire quelque chose mais je n'en eus pas le temps. Au même moment, un morceau de béton se détacha du plafond et me tomba dessus. Je m'écroulai en criant, la hanche gauche complètement écrasée.

En entendant mon hurlement, le meurtrier s'arrêta dans sa course. Il analysa briévement la situation, sans cependant s'approcher de moi. Souffrant le martyr sous le poids du parpaing qui pesait lourdement sur moi, j'eus à peine la force de murmurer faiblement:

- Eliot, je vous en prie, ne m'abandonnez pas...

Il sembla réfléchir un instant, puis insensible à mon malheur, décida finalement de reprendre sa fuite vers la liberté.

# Posté le samedi 21 octobre 2006 17:05

Biohazard.....épisode 22....!!!!!

Biohazard.....épisode 22....!!!!!
Je voulus me dégager, mais en vain ; le bloc de bêton qui m'écrasait semblait peser une tonne. J'étais clouée au sol, incapable de faire le moindre mouvement, prisonnière de ce batiment maudit qui s'écroulait comme un château de cartes. Tout à coup l'insoutenable vérité me sauta aux yeux : j'allais mourir. Les larmes me montèrent aux yeux, de desespoir et de rage, mais également de douleur ; ma hanche me faisait horriblement mal.

Je haïssais Eliot. Comment avait-il pû m'abandonner ainsi lâchement après tout ce que j'avais fait pour lui ? Il était décidemment sans coeur, d'une cruauté et d'une insensibilité sans pareilles. Mais en vérité, je m'en voulais avant tout à moi-même. Qu'avais-je donc espèré de la part d'un tueur en série qui venait de dévorer récemment un nombre incalculable d'innocentes victimes, simplement pour satisfaire son insatiable appétit sanguinaire ? Pour avoir été capable de commettre des crimes aussi sauvages, il devait très certainement souffrir d'un grave problème psychologique, probablement incurable ; mon cerveau perturbé assimila enfin ce terrible état des faits.

En réalité, ma plus grande erreur avait été de me laisser abuser par sa beauté angélique et son apparence délicate et frêle. Je me détestais d'avoir été aussi stupide et crédule mais il était trop tard pour les regrets et les remords ; maintenant je payais les frais de ma grande naïveté.

Les effondrements avaient cessés autour de moi. Soudain j'entendis des voix résonner dans le lointain ; dans un ultime effort, je criai et appelai à l'aide, mais personne ne vint à mon secours. N'ayant plus aucun espoir de survie, je fermai les yeux et pleurai amérement.

Je perdais beaucoup de sang ; mon corps s'affaiblissait lentement et mon esprit divaguait. Sans vraiment m'en rendre compte, je passais les derniers épisodes de ma vie en revue dans ma tête et mon subconscient se fixa sur Eliot. Malgré son comportement si ignoble à mon égard, je ne pouvais m'empêcher d'éprouver un étrange sentiment d'admiration malsaine pour lui. Je pensais si fort à lui en cet instant de lente agonie que j'eus même l'impression que son délicieux parfum de chez Chanel m'enveloppait toute entière.

Tout à coup, j'entendis ce qui semblait être des bruits de pas sur les décombres. Avec milles difficultés, je parvins à ouvrir les yeux et à relever un peu la tête. Mon coeur faillit exploser de joie dans ma cage thoracique quand je vis Eliot s'affairer avec le gros morceaux de parpaing qui me maintenait collée au sol. D'une petite voix à peine audible, je réussis à murmurer, reconnaissante :

- Eliot....vous êtes revenu....

Pour toute réponse, il me regarda briévement, en silence, me fit même une ébauche de sourire puis continua aussitôt son opération de sauvetage. Il dû s'y reprendre à plusieurs fois avant de pouvoir me délivrer car le bloc de bêton qui pesait sur moi était effectivement très lourd, mais il y parvint finalement et je fus enfin libre.

# Posté le mardi 24 octobre 2006 18:35

Biohazard.....épisode 23 ....!!!!!

Biohazard.....épisode 23 ....!!!!!
Malgré le fait que plus aucun poids ne m'immobilisait, j'étais incapable de faire le moindre mouvement ; mon corps était trop douloureux et surtout très affaibli. Eliot se baissa vers moi et me pris dans ses bras avec des gestes un peu brusques et maladroits. Un cri rauque s'échappa de ma gorge, tellement ma hanche blessée me mettait à la torture.

Compatissant, le blond meurtrier me jeta un regard sincérement peiné qui me surprit au plus haut point. L'état dans lequel je me trouvais était plutôt misérable, mais son attitude aimante me fit incroyablement chaud au coeur. D'une voix contrite il essaya même de s'excuser vaguement :

- Désolée de devoir vous malmener....

Mais il laissa aussitôt sa phrase en suspend, visiblement lui-même très étonné par les mots qui sortaient de sa bouche et se contenta de me soulever délicatement. Touchée par tant de solicitude je m'accrochai à lui aussi désespèrement qu'à une bouée de sauvetage et bredouillai faiblement :

- Merci d'être revenu pour me sauver...

Soudain agacé par toutes ces sensibleries, Eliot approcha son beau visage d'ange tout près du mien et me sussurra à l'oreille de sa voix suave redevenue cruelle à présent :

- Arrêtez de me remercier ! Bientôt vous regretterez d'être en ma funeste compagnie...

Comme pour confirmer ses dires, il me fit un magnifique sourire débordant de sadisme et goûta à mes lèvres du bout de sa langue sensuelle et douce. Un long frisson d'excitation traversa mon corps endolori et je me laissai complètement aller, dans l'attente d'un baiser plus profond qui ne vint hélas pas. Au lieu de m'embrasser franchement, le tueur fourbe garda simplement sa bouche collée à la mienne et me souffla d'une voix légerement haletante :

- Vous avez l'air si délicieuse ! Jai hâte de découvrir la saveur de votre chair et de votre sang...

Mon sang précisemment ne fit qu'un tour dans mes veines. Tout à coup plus souffrante d'esprit que de corps, j'essayai néanmoins de protester péniblement :

- Non Eliot ! Je vous en prie, ne dites pas des choses aussi affreuses !

Mes paroles restèrent veines ; l'assassin cannibale se mit à me mordiller les lèvres, d'abord avec une infinie tendresse puis de plus en plus avidement. Et malgré ma frayeur grandissante et la douleur provoquée par ma hanche à moitié broyée, un irrépréssible désir me consumma toute entière. Il allait me mordre pour de bon, à pleine dent, quand il y eut soudain un grand fracas derrière nous ; le dernier mur encore intact de ce qui fût mon laboratoire s'écroula lui aussi, mettant ainsi fin à notre étreinte dangeureusement ambigüe.

Le vacarme assourdissant me fit sursauter dans les bras de mon envoutant sauveur ; celui-ci me serra un peu plus fort contre lui et s'adressa à moi sur un ton mieleux et vicieux à la fois :

- Ce n'est que partie remise mademoiselle Okabe ! De plus vous n'avez plus de gardiens pour veiller sur vous à présent ....

Il ne termina pas sa phrase ; tranquillement il se dirigea vers la sortie du batiment en ruines, me portant comme si je n'étais guère plus lourde qu'une enfant.

# Posté le mardi 31 octobre 2006 18:03

Modifié le mardi 31 octobre 2006 18:14